Récapitulatif des faits

En 2014 et en 2015, la population suisse consommait 111 grammes de viande par jour, soit plus du double de la quantité conseillée.

La Société Suisse de Nutrition (SSN) recommande de manger au maximum deux à trois portions de viande de 100 à 120 grammes par semaine. Le Veggieday a pour objectif de réduire la consommation de viande en Suisse et d’inciter les adultes et les jeunes à réfléchir à leur propre consommation de viande.

Pour le climat

La production d’aliments d’origine animale génère plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des transports mondiaux !

Défrichage des forêts tropicales
Sur la surface agricole nécessaire pour produire un kilo de viande, on pourrait récolter 200 kilos de tomates ou 160 kilos de pommes de terre dans le même laps de temps. Les forêts tropicales sont défrichées pour être transformées en surfaces exploitables, notamment en pâturages et en cultures fourragères.

Gaspillage alimentaire
Pour produire un kilo de viande, il faut 7 à 16 kilos de céréales ou de fèves de soja. Si ces céréales étaient consommées directement par l’être humain sans passer par l’animal, il y aurait suffisamment de nourriture pour tout le monde.

Consommation d’eau
Avec la quantité d’eau nécessaire pour produire un kilo de viande de bœuf (15’500 litres), on pourrait se doucher une fois par jour pendant un an.

Émissions de gaz à effet de serre
Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production de viande génère plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des transports mondiaux. Bien des spécialistes considèrent le changement de régime alimentaire comme le principal levier d’action dans la lutte contre le changement climatique.

Pour la santé

Une consommation élevée de viande présente des risques pour la santé. Elle favorise notamment les maladies cardiovasculaires et certains types de cancer. En Suisse, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès et le cancer est la première cause de mortalité précoce.

Maladies de civilisation
Les maladies de civilisation, telles que les maladies cardiovasculaires et certains types de cancer, sont favorisées par la consommation de viande. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classifie les viandes rouges et transformées comme cancérogènes. Une consommation élevée (à partir de 50 grammes par jour) conduit à une mortalité accrue et augmente les risques de cancer du côlon et de maladies cardiovasculaires.

Zoonoses
Les zoonoses sont des maladies transmises aux êtres humains par les animaux, comme les campylobactérioses et les salmonelloses. Le défrichage des forêts tropicales, causé par l’élevage industriel, contraint de nombreux animaux sauvages à quitter leur habitat naturel et à entrer plus fréquemment en contact avec les êtres humains.

Antibiotiques
L’utilisation d’antibiotiques est chose courante dans l’élevage industriel. De plus en plus souvent, il en résulte une résistance accrue aux antibiotiques, qui finissent par ne plus produire d’effets. Cela peut provoquer des maladies mortelles pour l’être humain, car même les infections en principe faciles à soigner ne réagissent plus aux antibiotiques.

En changeant nos habitudes alimentaires pour diminuer notre consommation de viande, nous pouvons réduire les risques de maladies de civilisation, de pandémies et de résistance aux antibiotiques.

Pour les animaux

En Suisse, 72 millions de poules, 2,5 millions de cochons, 404’000 bœufs et 211’000 veaux sont tués chaque année.

Un élevage respectueux des animaux est impossible – chaque année, en Suisse, plus de 75 millions d’animaux d’élevage sont abattus. À cela viennent s’ajouter 15 millions d’animaux supplémentaires, importés de l’étranger pour répondre à la demande de viande. Ces proportions empêchent de prendre en compte les besoins particuliers de chaque animal. Par ailleurs, 98% des poissons et des crustacés consommés en Suisse sont importés.

Les limites de l’élevage
Dans les élevages industriels, les animaux sont souvent mutilés pour leur propre protection afin d’éviter qu’ils ne se blessent. Les dents des cochons sont coupées, les cornes des vaches sont brûlées, et les becs des poules sont épointés.

Une vie entière d’exploitation
Les animaux d’élevage n’atteignent qu’une fraction de leur espérance de vie naturelle. Pendant leur courte vie, ils sont usés jusqu’à la moelle : en une année, une poule pond jusqu’à 300 œufs, une vache fournit 7000 litres de lait et un cochon est engraissé jusqu’à atteindre plus de 100 kilos.

Une mort atroce
Que l’élevage soit conventionnel ou biologique, les animaux sont tous tués de la même façon. Les abattoirs industriels voient défiler plusieurs milliers d’animaux par jour. Le peu de temps à disposition ne permet pas de vérifier que l’anesthésie fasse effet. Par conséquent, des centaines de milliers d’animaux sont encore pleinement conscients lorsqu’ils sont découpés.

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Bettina Huber
Responsable de la campagne chez Swissveg
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